Prison de Perpignan : il menace de tuer des surveillants si son dépistage à la Covid-19 est positif

Prison de Perpignan : il menace de tuer des surveillants si son dépistage à la Covid-19 est positif

novembre 20, 2020 0 Par Le pouce

Dans un contexte de crise sanitaire exacerbé par la surpopulation pénale, la tension monte au sein de la prison. Elle a été déclarée comme cluster en fin de semaine dernière, après l’annonce de cinq cas positifs à la Covid-19 parmi les détenus. Les incidents s’enchaînent.


Jeudi 5 novembre, un incident a éclaté dans l’aile confinée du centre de détention, où 4 des 5 cas positifs au Coronavirus ont été détectés. Vers 10 h, un détenu qui était dans l’attente des résultats de son dépistage à la Covid-19, a menacé de se venger sur le personnel, si le test s’avérait positif : il tuerait le premier agent qui ouvrirait la porte de sa cellule puis s’en prendrait aux autres surveillants, quel que soit leur grade.

Des intimidations réitérées à plusieurs reprises. L’homme, âgé de 36 ans, a finalement été placé à l’isolement par mesure de sécurité pour le personnel, tandis que son test médical est revenu… négatif.


“En plein cluster, dans un climat déjà lourd pour les personnels”, l’UFAP UNSA Justice réclame que ” ce détenu qui purge une peine de 4 ans et demi de prison passe rapidement en commission de discipline, soit transféré, et qu’il soit jugé et condamné à une peine exemplaire”.

“Il faut revenir aux anciennes sanctions disciplinaires beaucoup plus dissuasives” prônent encore les délégués syndicaux.
Il agresse un surveillant : il se croyait le 26 décembre, jour de sa libération
La veille, mercredi 4 novembre, vers 8 heures, un détenu de 24 ans, connu pour des algarades à répétition dans divers établissements d’Occitanie depuis qu’il est mineur, a interpellé un surveillant pour lui signifier qu’il était libérable le jour même. Or, après vérifications sur son ordinateur, le gardien est revenu vers lui pour lui indiquer que la fin de sa peine n’était que le 26 décembre 2020.
Sur quoi, le prisonnier, faisant l’objet d’un suivi psychologique, a vu rouge, hurlant “mais on est le 26 décembre !” et décochant un coup de poing en direction du visage du surveillant, qui a réussi à l’esquiver de justesse. Avec le soutien de ses collègues, ils ont dû s’équiper de leur tenue pare coups afin de maîtriser l’individu qui, repoussé dans sa cellule, continuait de frapper violemment dans la porte. Le jeune homme a été conduit au quartier disciplinaire sans que personne soit blessé. Une plainte devait être déposée par le surveillant.
“Nous souhaitons qu’il soit jugé en comparution immédiate, précise le syndicat UFAP Unsa justice. Mais force est de constater que ce genre de personne n’a rien à faire dans une détention normale. Il doit être transféré dans une UDV (unité pour détenus violents) ou en UHSA (unité hospitalière spécialement aménagée). À cette occasion, nous réitérons notre demande de construction de quartiers spécifiques, non seulement pour recevoir une population pénale de plus en plus violente atteinte de troubles psychiatriques, mais aussi pour gérer les TIS (terroristes islamistes).”

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