Seins dehors et culotte tachée de sang, elle fustige les violences au Festival de Cannes

Seins dehors et culotte tachée de sang, elle fustige les violences au Festival de Cannes

mai 22, 2022 0 Par Le pouce

Au Festival de Cannes, la guerre en Ukraine fait son entrée.

C’est par le biais d’une activiste qui a peint sur son corps le message “arrêtez de nous violer” avec le drapeau de l’Ukraine. 

Une activiste féministe, seins nus, s’est introduite, vendredi 20 mai, sur le tapis rouge du 75e festival de Cannes pour dénoncer les violences sexuelles subies par les Ukrainiennes.

Vendredi 20 mai, aux alentours de 18h30, l’habituel défilé de stars du festival de Cannes a été perturbé par l’irruption d’une activiste féministe. Vêtue d’une simple culotte maculée de peinture rouge, la jeune femme avait peint son torse nu de jaune et de bleu et écrit sur sa poitrine “stop raping us” soit en français “arrêtez de nous violer”. La protestation n’a duré que quelques secondes. La militante, positionnée devant les photographes, a rapidement été rattrapée et recouverte d’un manteau par les services de sécurité.

À 19 heures, environ une demi-heure après l’incident, SCUM un collectif français d'”activistes féministes radicales” a revendiqué cette protestation.

La guerre en Ukraine s’est de nouveau invitée au Festival de Cannes. Le SCUM, a indiqué que leur militante “a mené cette action pour dénoncer les viols de guerre subis par les Ukrainiennes”. Le rouge de sa culotte symbolisant les viols, agressions et tortures sexuelles commis par les soldats russes sur les Ukrainiennes.

Depuis le 12 avril, le président ukrainien Volodymyr Zelenski avait alerté la communauté internationale de la multiplication des viols. “Des centaines de cas de viol ont été enregistrées, y compris ceux de jeunes filles mineures et de tout petits enfants. Même d’un bébé ! Cela fait peur rien que d’en parler” avait-il déclaré.

Des enquêtes sont en cours avec  la justice ukrainienne et la Cour pénale internationale pour pouvoir juger ses viols utilisés comme une arme de guerre rapporte La Dépêche.

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