Nadège Bignon ANAGO, vlogueuse et web entrepreneure : «C’est important d’être une personne qui crée de l’impact.»

Nadège Bignon ANAGO, vlogueuse et web entrepreneure : «C’est important d’être une personne qui crée de l’impact.»

janvier 13, 2021 0 Par Le pouce

Nadège Bignon ANAGO,  vlogueuse et web entrepreneur, est la  directrice de Butterfly, agence de marketing digital et de communication qui propose des solutions digitales aux entreprises et  les aident à aller beaucoup plus loin sur internet. Elle est aussi  le jardin de Bignon sur les réseaux sociaux,  principalement sur Facebook, youtube et Instagram. Entretien avec une jeune femme polyvalente et déterminée.

Que comprendre à travers le jardin de Bignon ?

Le jardin de Bignon est ma page sociale où je parle d’entrepreneuriat, de consommation du made in Benin  et de motivation.

Quel est le concept derrière le jardin de Bignon ?

Le jardin de Bignon a le désir de promouvoir ce qu’il y a de meilleur en nous c’est-à-dire  nos rêves. Il y a aussi le désir de promouvoir le made in Bénin parce que je suis béninoise. Et très tôt en tant que vlogueuse  ( les personnes qui font des contenus vidéo), j’ai été invité à assister à des ouvertures de show room, des séminaires et j’ai compris que les gens sont portés par leurs rêves. Et qu’en fait, lorsque vous ne consommez pas le produit des béninois, ce n’est pas seulement un produit que vous ne consommer pas, c’est qu’en fait vous lui dites de ne pas croire en lui même, de ne pas croire en ses rêves, de ne pas croire en sa capacité d’aller de l’avant. Et donc, il était  très important pour moi de faire voir nos  richesses car  il y a de la qualité au Bénin.  Ce qu’on reprochait au made in Benin, c’est que le paketing n’était pas là, l’emballage n’était pas beau, les produits n’étaient pas bien présentés. Mais aujourd’hui le made in Bénin est révolutionné.  Je parle aussi de motivation parce que ce qui  tue les entrepreneurs, ce n’est pas d’abord un manque de financement, c’est un manque de motivation.  Donc le concept de Jardin de Bignon, c’est la promotion de  tout ce qu’il y a de merveilleux en nous. D’abord nos rêves, après le merveilleux dans notre pays, donc ce que nous produisons et après nous motiver au quotidien pour aller de l’avant.

À quand remonte vos premiers pas dans l’entrepreneuriat féminin?

À cette question, je souris toujours et je pense à mon enfance. J’étais au CE2 et  je faisais du tofi caillé et du tofi dur aidé par ma mère qui elle même bien qu’étant fonctionnaire de l’État a toujours  fait du commerce parce-que on  était une grande fratrie et il fallait nourrir tous ce monde. Et le salaire vous savez que ce n’est pas grande chose. Ma mère faisait donc  du ‘’Yovo dokor’’ (baigné sucré)  qu’on allait vendre pendant les congés et les vacances. Pour moi, ce sont les prémices de l’entrepreneuriat  et il devrait être enseigné. Il y a tellement de choses qui doivent s’enseigner dans l’entrepreneuriat. Comment allez vers le client ? Comment répondre aux objections du client ? Comment être humble sans s’humilier? Comment continuer à croire en vous malgré tout?  L’État devrait arrêter de former aux métiers d’hier.  Il est temps qu’on ouvre des filières de blogging , de graphisme, qu’on parle de l’entrepreneuriat.

Quelles sont les actions que vous menez ?

J’ai créé le jardin de Bignon qui était mon réseau social et rapidement il y a une petite communauté qui l’a entouré. J’ai détecté un besoin dans la communauté pour les entrepreneurs. Et je partage leur savoir faire avec le monde.

Et quelles sont  les difficultés que vous rencontrez ?

Le  financement pour la production, la communication, le marketing du produit. Alors, il est très important  d’avoir des structures qui viennent  aider les entreprises pour la visibilité de leur produit et c’est là où je me suis positionnée  en créant butterfly qui veut dire papillon en français.   Avant que le papillon ne soit papillon, il est d’abord un ver. C’est pour dire qu’en fait nous transformons, nous faisons évoluer les choses, nous permettons à quelque chose d’aller de l’avant, de quitter un point A pour un  point B.

Quelles sont les opportunités avec Butterfly ?

La création et la gestion des pages Facebook  des entreprises.  On les aide aussi à faire de contenu vidéo, des capsules vidéo et  on leur donne des formations pour pouvoir eux-mêmes tourner, monter et diffuser leur vidéo youtube.  C’est à travers  la formation  youtube académie. Nous faisons aussi dans le social parce que quand vous avez de la visibilité sur  les réseaux sociaux, c’est que vous êtes une voix qui porte, donc depuis deux ans officiellement, il y a le projet “octobre rose” par les influenceurs parce que nous avons constaté que le cancer de sein est un problème qui nous concerne tous et qu’en fait chacun doit jouer sa partition.

Qu’est-ce qui vous sert de moteur pour avancer dans vos projets?

D’abord il y a Dieu… un être suprême qui est là et qui veille et vous n’avez pas intérêt à le décevoir. Après il y a ma famille. La famille compte énormément car elle est la première cellule de la société.  Et des sociétés qui se portent bien, ce sont d’abord des  familles qui se portent bien. Il est important de préserver la famille.

Un mot à l’endroit des jeunes femmes qui ont envie d’avancer et de faire de l’entrepreneuriat

Alors, à celles qui ont envie d’entreprendre,  j’ai envie de dire qu’il n’y a pas de bonnes où de mauvaises décisions. Rien n’est bon, rien n’est mauvais. Il y a juste vous et il y a ce qui fait votre bonheur.  Si vous voulez entreprendre,  allez-y, foncer. Il y a une citation de Mark Twain que  j’aime beaucoup : << Dans vingt ans, vous regretterez plus les choses que vous n’avez pas eu à faire que celles que vous avez faites>>.

Dorice DJETON et  Ornella GBEVEGNON

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