Candidats malheureux aux différents examens : comment les aider à accepter et surmonter l’échec

Candidats malheureux aux différents examens : comment les aider à accepter et surmonter l’échec

juillet 25, 2021 0 Par Le pouce

Les résultats des examens du Cep du Bepc et ceux  du baccalauréat sont sortis. Il faut noter qu’il y a eu des échecs, ce qui signifie que dans le rang des parents, beaucoup sont déçus.

Quelques soient les causes des échecs des enfants, le mal est fait, plus rien ne peut changer les résultats. Le plus important est de trouver le moyen d’aider les enfants qui ont échoué à accepter et dépasser leurs échecs.

L’échec est très difficile à gérer pour les parents mais plus encore pour les candidats malheureux Que les parents se transforment en bourreaux pour rendre la vie difficile à leurs enfants ne fera qu’empirer les choses.

Autant l’échec  est dur à encaisser, autant il peut constituer un tremplin pour mieux rebondir

Les candidats malheureux pour ceux qui se sont vraiment donnés et n’ont pas réussi se sentent pour la plupart inutiles après la proclamation des résultats.

La déception, la douleur, les frustrations causées par le regard des autres, la honte et la tristesse sont entre autres les sentiments qui animent ces candidats.

Tous ceux qui ont échoués n’ont pas forcément été paresseux

 Certains ont été victimes des circonstances. Il y a parmi eux ceux qui n’ont pas su gérer le stress et la peur de l’examen, il y a ceux – là qui étaient trop fatigués psychologiquement pour donner le meilleur d’eux-mêmes ; il y a également parmi eux ceux-là qui ont eu tellement de pression de la part des parents que le jour J ils ont pété les plombs,  il y a ceux qui sont tombés malades la veille des examens aussi.

Echouer à un examen ne signifie pas qu’on ne pourra pas réussir l’année suivante, échouer a un examen ne signifie pas qu’on est nul ou qu’on ne réussira pas dans la vie.

 L’échec est aussi une expérience de la vie même si beaucoup ne voudraient pas la connaitre.

 L’échec est formateur, il pousse la personne à se remettre en cause, à remettre en cause sa façon de fonctionner, à faire une analyse approfondie pour savoir ce qui n’a pas marché et voir comment corriger ça.

Cette prise de conscience ne peut se faire que si et seulement si le candidat qui a connu cet échec l’accepte et décide d’avancer.

Le rôle des parents est d’aider les enfants à dépasser l’échec, les aider pour qu’ils ne s’enferment pas dans la douleur car l’échec peut traumatiser un enfant.

La perte de la confiance en soi et de l’estime de soi a de graves conséquences pour l’avenir.

Quelque soit la souffrance et la douleur des parents, ils doivent faire en sorte d’accompagner les enfants dans cette situation, ils doivent épauler l’enfant et lui donner cette force dont il a besoin pour reprendre la même classe.

Décider de punir l’enfant qui a échoué ne fera que le conforter dans l’idée qu’il ne vaut rien et lui fera perdre toute l’estime qu’il a pour lui-même.

Les insultes, les sous-entendus,  les apitoiements des parents ne feront qu’augmenter les frustrations chez l’enfant et le conduiront vers un négativisme d’où il aura du mal à sortir.

Ces enfants ayant échoués ne sont pas les premiers à échouer et ne seront pas les derniers non plus, alors le mieux à faire pour le bien de toute la famille est de les aider à avancer et à être plus forts.

Comme l’a su bien dire Francis Bacon dans Les pensées et réflexions(1926) «Les plus belles réussites ont bien souvent été précédées par de nombreux échecs». Winston Churchill a également souligné que : « Le succès n’est pas final, l’échec n’est pas fatal : c’est le courage de continuer qui compte.»

Karimath Foumilayo LAWANI : Présidente de l’ONG Eduquons Autrement

Page facebook : Programme Eduquons Autrement

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