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	<title>Dorice Djeton, auteur/autrice sur Le Pouce</title>
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		<title>Jardin secret dans le couple : toute vérité n’est pas bonne à dire &#8230;</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Dorice Djeton]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Jan 2025 15:47:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; La théorie selon laquelle il est très important d’avoir un endroit à soi, à l’intérieur du couple  ne fait&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>La théorie selon laquelle il est très important d’avoir un endroit à soi, à l’intérieur du couple  ne fait pas l’unanimité.  Si certaines personnes estiment que garder une part d’intimité est un droit pour chaque individu, même en couple, les adeptes du ‘’no secret’’, soutiennent  qu’il faut tout se dire en couple pour se prouver qu’on s’aime sincèrement.</em></h4>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dame Ghislaine Mariée depuis 15 ans à Alex  T. estime que toute vérité n’est pas bonne à dire dans le foyer.<strong><em> « Pour préserver l’harmonie de son foyer et le bien être des membres de la famille, il vaut mieux ne pas tout dire. Ceci n’est pas une incitation à la trahison et au mensonge mais à la prudence »,</em></strong> explique-t-elle. Ce coté caché que l’on ne dévoile pas s’appelle le jardin secret.  En effet, ce jardin secret n’est pas un lieu physique, on ne peut pas le toucher ni le sentir, mais c’est un lieu symbolique qu’il est important de préserver et d’entretenir. </p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



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<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em> « Le jardin secret doit être cultivé dans le respect de l’autre et non pas pour lui faire du tort. Malheureusement, trop de gens en couple prennent l’excuse du jardin secret pour rompre le contrat de confiance établi entre eux et leur partenaire. « Un espace caché entretenu pour faire pousser des herbes toxiques pour son partenaire n’est pas un jardin secret », </em></strong>prévient  Gilles Ahissi. En effet,  « qui êtes-vous si l’autre sait tout de vous? Est-il possible qu’il vous connaisse mieux que vous-même? Quelle est la limite entre vous et votre partenaire? Autant d’interrogations qui taraudent l’esprit de plusieurs personnes en couples face à leur passé ou des situations actuelles qui pourraient affecter l’harmonie de leur foyer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">  <strong><em>« Il est primordial de prendre conscience qu’un couple n’est pas un ensemble mais la réunion de deux personnes différentes »,</em></strong> explique Madame Foumilayo Olodé une conseillère conjugale qui estime que pour faire durer son couple, il est très important de sortir de la fusion et devenir un individu autonome et indépendant car la dépendance affective présente dans la fusion mène invariablement à des situations de conflits et ne permet pas l’épanouissement et le bonheur. Ainsi,  deux partenaires peuvent avoir des secrets, des choses qu’ils ne souhaitent pas partager avec leur conjoint. Chacun doit accepter de l’autre cette volonté de ne pas tout partager, sans le soupçonner de mensonges ou de cachoteries. </p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="750" height="501" class="wp-image-1582" src="https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2021/07/Jeune-couple-heureux-parlant-ensemble-en-plein-air.jpg?resize=750%2C501&#038;ssl=1" alt="" srcset="https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2021/07/Jeune-couple-heureux-parlant-ensemble-en-plein-air.jpg?resize=1024%2C684&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2021/07/Jeune-couple-heureux-parlant-ensemble-en-plein-air.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2021/07/Jeune-couple-heureux-parlant-ensemble-en-plein-air.jpg?resize=768%2C513&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2021/07/Jeune-couple-heureux-parlant-ensemble-en-plein-air.jpg?resize=1536%2C1025&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2021/07/Jeune-couple-heureux-parlant-ensemble-en-plein-air.jpg?w=1600&amp;ssl=1 1600w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>« Votre partenaire existait avant de vous rencontrer et il existera aussi après, même si vous n’êtes plus dans sa vie. C’est peut-être difficile à entendre mais c’est la réalité. Si votre conjoint ne souhaite pas vous parler de ses relations avec ses ex par exemple, il en a le droit et si vous le respectez, vous devez accepter sa décision et ne pas lui poser de questions qui pourraient être perçues comme intrusives. Votre partenaire n’est pas un objet que vous possédez et que vous pouvez cerner à 100% »,</em></strong> soutient un  septuagénaire qui a déjà  plus de 35 ans de vie de couple. « Vous ne pourrez jamais tout savoir de votre conjointe et elle ne pourra jamais vous connaitre parfaitement », renchérit-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La confiance est nécessaire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La confiance est essentielle pour que la relation de couple s’inscrive sur du long terme. Il ne suffit pas juste de dire à l’autre qu’on lui fait confiance, il faut le lui montrer par des comportements. Respecter son jardin secret est unepreuve de confiance par exemple. <strong><em>« La confiance ne s’installe pas du jour au lendemain mais sur une durée plus ou moins longue selon les personnes et leur histoire. Certaines personnes peuvent avoir du mal à faire confiance à leur conjoint à cause de trahisons passées. Il est important d’être patient, de ne pas forcer les choses et de mettre en place certaines actions de part et d’autre  afin d’instaurer un climat propice à la confiance »,</em></strong> recommande un psychothérapeute. Pour faire confiance à quelqu’un d’autre, il est important d’avoir déjà confiance en soi. </p>



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<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faire confiance ne veut pas dire être complètement indifférent quand l’autre s’absente ou côtoie d’autres personnes sans vous. Cependant ce n’est pas parce que vous éprouvez un peu dejalousie que votre conjoint doit vous rendre des comptes et vous donner un rapport détaillé de toutes ses sorties sans vous. S’il le souhaite, il peut vous raconter certaines choses mais vous n’avez pas à exiger cela de sa part. Faire confiance à l’autre c’est aussi accepter de ne pas connaître certaines choses sans pour autant se sentir trahi. C’est parce qu’il y a des zones inconnues chez son partenaire, des choses qu’on ne sait pas, que la confiance existe. Si on savait tout de lui et que tout était transparent, on contrôlerait tout et on n’aurait pas besoin de faire confiance à l’autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le jardin secret permet de s’épanouir aussi…</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Accepter de garder des choses pour soi et rien que pour soi est important pour se construire en tant qu’individu. En effet, on existe d’abord en tant qu’individu avant d’être l’enfant de, le parent de ou le conjoint de.  Il faut être à l’aise avec soi-même pour être bien avec les autres. Pouvoir se promener dans son jardin secret est une impérieuse nécessité. Il faut savoir se confronter à soi-même pour apprendre à être avec l’autre. Chacun a besoin de l’ennui et de la solitude pour savoir où il se trouve, donc pour être mieux avec l’autre. </p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>« L’ennui nous accroche au temps, non pas seulement au temps qui passe, mais également à celui des autres. Car nous leur refusons, autant qu’à nous-même, le droit de s’ennuyer. C’est une perspective devenue intolérable. Pourtant l’ennui nous rend humain, puisque seules les machines ne savent pas s’ennuyer »,</strong></em> explique  Mesmin Govi, thérapeute de couple.</p>
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		<title>Cyberviolences à l’égard des femmes au Bénin : Bris de silence, actions d’impact et résilience à la clé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Dorice Djeton]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Dec 2024 08:43:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education aux médias]]></category>
		<category><![CDATA[caractère personnel]]></category>
		<category><![CDATA[cyber harcèlement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qualifiée de violence due aux technologies, la violence en ligne n’est que la ramification des violences traditionnelles que vivent les&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h4><strong>Qualifiée de violence due aux technologies, la violence en ligne n’est que la ramification des violences traditionnelles que vivent les femmes. Elles sont parfois plus pesantes et pénibles à surmonter au regard du caractère digital et de la difficulté à appréhender les auteurs. Au Bénin, nombreuses sont les femmes notamment des féministes qui subissent cette forme moderne de violence dont les manifestations sont multiples et multiformes laissant des souvenirs traumatisants aux victimes. </strong></h4>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Dorice DJETON</strong></p>
<p>Louise G., la vingtaine. Etudiante en troisième année de Marketing et communication. Active et très engagée sur les questions des droits de femmes, elle découvre un matin que son compte Facebook a été piraté et que des individus non identifiés y ont pris le contrôle afin de salir sa réputation. Une usurpation d’identité qui tourne très rapidement au cauchemar. <em><strong>«Je n’ai jamais su qui était derrière cette machination. L’enfer a duré 6 semaines et j’ai décidé de quitter les réseaux sociaux».</strong> </em>Ce témoignage peut être celui de nombreuses étudiantes ou de jeunes femmes qui finissent par fuir les plateformes d’interactions sociales et s’isoler complètement. Et pourtant au Bénin, il existe une structure qui a en charge le règlement de ces violences en ligne. Mieux de plus en plus des voix s’élèvent pour dénoncer mais aussi pour amener la justice à jouer sa partition afin d’envoyer un signal fort aux auteurs.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Un cas d’école…</strong></p>
<p><strong><em>«106 fausses pages sur près de neuf mois d&rsquo;acharnement, suivie d’une tentative d&rsquo;extorsion de fond.  Un cauchemar. Mais nous avons eu une peine d&#8217;emprisonnement de cinq ans pour l&rsquo;auteur et un franc symbolique pour la réparation du préjudice. C’est un signal fort. Que la peur a changé de camp et que désormais les filles et les femmes en ligne ne doivent plus se taire. Elles doivent dénoncer les cas de cyberintimidation parce que la justice est de notre côté».</em></strong> Ce témoignage de Bénédicta Alowakinnou, présidente de la Fondation JAD, organisation féministe au Bénin, est une lueur d’espoir pour la communauté féminine en ligne qui fait face fréquemment à de la violence. En effet, les technologies sont de plus en plus utilisées pour perpétrer des violences à l’encontre des femmes. Dénommées cyberviolences, ces formes de violences recouvrent des réalités et des phénomènes variés : photos publiées sans autorisation ou modifiées, diffusion d&rsquo;images à caractère pornographique, usurpation d&rsquo;identité, violation de l&rsquo;identité, menaces ou diffamation. <em><strong>«La violence en ligne en général est si souvent dirigée envers les femmes parce qu’il y a une facilité à les vilipender sous forme d’humour, de conseils, de parodie»,</strong></em> explique Christelle Mèdaho, juriste et féministe.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="https://lepouce.info/cyberviolences-a-legard-des-femmes-au-benin-bris-de-silence-actions-dimpact-et-resilience-a-la-cle/cyberattaques_2017/" rel="attachment wp-att-5782"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" class="alignnone wp-image-5782 size-large" src="https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2024/08/cyberattaques_2017.jpg?resize=750%2C369&#038;ssl=1" alt="" width="750" height="369" srcset="https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2024/08/cyberattaques_2017.jpg?resize=1024%2C504&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2024/08/cyberattaques_2017.jpg?resize=300%2C148&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2024/08/cyberattaques_2017.jpg?resize=768%2C378&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2024/08/cyberattaques_2017.jpg?w=1300&amp;ssl=1 1300w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></a></p>
<p><strong>Quid des données à caractère personnel…</strong></p>
<p>Les technologies font apparaitre des inquiétudes légitimes quant aux données utilisées en ligne. Selon Wenceslas Mahoussi, enseignant chercheur à l’Université d’Abomey-Calavi et spécialiste des pratiques info-numériques, <strong><em>«Il existe effectivement des appréhensions en matière de l&rsquo;utilisation des données à caractère personnel parce qu’en utilisant le numérique nous brassons beaucoup de données privées qui peuvent tomber dans des mains indésirables»</em></strong>. C’est dans ce cadre que le Bénin a doté son arsenal juridique de la loi 2009-09, portant protection des données à caractère personnel. Une loi qui impose les conditions et le traitement relatifs aux données à caractère personnel. C’est dire que nulle ne peut utiliser les données d’une personne sans son consentement. Mieux, la loi sur la protection des données personnelles a été renforcée par le livre cinquième de la loi 2018 du 20 avril 2018 portant code du numérique du Bénin.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Un arsenal répressif et non réparateur pour les victimes</strong></p>
<p>Qu’elles soient en ligne ou physique, plusieurs textes répriment les violences faites à son semblable de façon générale et celles basées sur le genre de spécifiquement. Fréjus Affanglo, juriste et spécialiste des droits humains en évoque 3 essentiellement  que sont : la Loi n° 2017-20 du 20 Avril 2018 portant code du numérique en République du Bénin, la Loi N° 2020-23 du 29 septembre modifiant et complétant la loi n° 2012-15 du 18 mars 2013, modifiée, portant code de procédure pénale en République du Bénin sans oublier la plus récente qu’est la Loi N°2021-11 du 20 décembre 2021 portant dispositions spéciales de répression des infractions commises à raison du sexe des personnes et de protection de la femme en République du Bénin.  Pour rappel, le Bénin dispose d’un centre d’Investigation Numérique avec une direction qui lutte contre la cybercriminalité et toutes les infractions connexes. Si cette structure est très impliquée dans la traque des cybercriminels, les citoyens s’attendent à ce qu’elle s’investit autant dans la lutte contre les cyberviolences.  Au Bénin, la Loi n° 2017-20 du 20 Avril 2018 portant code du numérique en République du Bénin dans son article 550, alinéa 1er réprime le cyberharcèlement d’une peine d’emprisonnement d’un (1) mois à deux (2) ans et d’une amende de 500.000 francs à 10.000.000 de francs CFA ou de l’une de ces deux peines. Mais la procédure judiciaire peut être très lente et épuisante surtout si la technicité n&rsquo;y est pas. De plus, cette procédure judiciaire n&rsquo;est pas seulement réparatrice mais plutôt répressive. <strong><em>«On se charge beaucoup plus de punir l&rsquo;auteur mais on ne s&rsquo;intéresse pas à la guérison, au sort des victimes»,</em></strong> déplore la présidente de la FJAD.<strong><em> « Pendant qu&rsquo;on cherchait l&rsquo;auteur, personne ne s&rsquo;occupait de savoir qu&rsquo;on vit l&rsquo;association. Quel est l&rsquo;appui psychologique qu&rsquo;on peut offrir, quelle est la prise en charge que la justice pouvait offrir au-delà d&rsquo;arrêter l&rsquo;auteur »,</em> </strong>se désole-t-elle. Il est donc nécessaire de progresser vers un arsenal juridique aussi répressif que réparateur.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="https://lepouce.info/cyberviolences-a-legard-des-femmes-au-benin-bris-de-silence-actions-dimpact-et-resilience-a-la-cle/cyberharcelement/" rel="attachment wp-att-5783"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-5783 size-large" src="https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2024/08/cyberharcelement.jpg?resize=750%2C393&#038;ssl=1" alt="" width="750" height="393" srcset="https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2024/08/cyberharcelement.jpg?resize=1024%2C536&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2024/08/cyberharcelement.jpg?resize=300%2C157&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2024/08/cyberharcelement.jpg?resize=768%2C402&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2024/08/cyberharcelement.jpg?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="auto, (max-width: 750px) 100vw, 750px" /></a></p>
<p><strong>La nécessité d’une communauté forte et mobilisée</strong></p>
<p>Hélena Capo Tchichi, Présidente de l’association Femme, Nutrition et Développement et experte en stratégies de lutte contre les Violences Basées sur le Genre, reste optimiste en ce qui concerne la marche vers une société inclusive et égalitaire. Selon cette défenseure de la gent féminine, les femmes se montrent de plus en plus résilientes face aux violences qu’elles subissent. Mieux, elles prennent des initiatives porteuses d’espoir pour d’autres victimes.  Pour preuve,</p>
<p>Jeune femme béninoise, biographe Wikipédia et militante, Majoie Houndji a été l’une des victimes de cyberharcèlement en 2017. Dès lors, elle a fait de la lutte contre le cyberharcèlement, un combat quotidien. Et Depuis, des voix s’élèvent pour dénoncer ce qui autrefois n’était pas possible. Mieux, les victimes comprennent le bien-fondé de la solidarité et surtout de la sororité.</p>
<p><strong><em>« La meilleure des choses à faire, c&rsquo;est de ne jamais penser que vous êtes assez forte et puissante pour faire face à une violence toute seule. Ce n&rsquo;est pas vrai, ce n&rsquo;est pas possible. Il faut toujours avoir des personnes qui constituent votre système de soutien »</em></strong>, préconise Christelle Mèdaho. D’où la nécessité de disposer d’une communauté qui sert de rempart. Ce qui est largement partagé par des personnes approchées ayant subi de la cyberintimidation.  <strong><em>« Face à la violence en ligne, il faut se mobiliser parce que les antis droits se mobilisent fortement en ligne. Il faut aujourd&rsquo;hui que nous ayons aussi notre communauté forte en ligne et qui arrive vraiment à nous soutenir »,</em></strong> recommande la féministe Bénédicta Alowakinnou. Une autre approche, c&rsquo;est de pouvoir réguler les commentaires sexistes en ligne et cela relève de la responsabilité des plateformes et des médias sociaux en ligne de pouvoir assurer un espace en ligne sain pour toutes les femmes et pour toutes les filles, de pouvoir mettre les modérations qu&rsquo;il faut pour détecter très rapidement les récits sexistes en ligne et les bannir avant même leur publication.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://lepouce.info/cyberviolences-a-legard-des-femmes-au-benin-bris-de-silence-actions-dimpact-et-resilience-a-la-cle/">Cyberviolences à l’égard des femmes au Bénin : Bris de silence, actions d’impact et résilience à la clé</a> est apparu en premier sur <a href="https://lepouce.info">Le Pouce</a>.</p>
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		<title>Grossesses survenues sous contraception dans les couples : Tensions conjugales, résignation et avortements à la clé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Dorice Djeton]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Mar 2024 08:48:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[#birth control]]></category>
		<category><![CDATA[#partenariat de Ouaga]]></category>
		<category><![CDATA[méthode contraceptive]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’adoption des méthodes de contraception censée permettre aux couples de planifier les naissances en fonction de leurs ressources peut s’avérer&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"> <strong>L’adoption des méthodes de contraception censée permettre aux couples de planifier les naissances en fonction de leurs ressources peut s’avérer être un cauchemar dans certaines situations. Quand une grossesse survient en pleine contraception, non seulement les tensions naissent dans les foyers mais ce sont les enfants non désirés qui en font les frais. Au contact d’une réalité presque tabou en matière de santé sexuelle et reproductive dans une société encore patriarcale.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong> Dorice DJETON GOUDOU </strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>« C’est une grossesse sous contraception qui a fragilisé mon foyer. Je ne voulais plus d’enfant. Les dépenses mensuelles me pesaient. J’ai donc mis ma femme sous implant. Malheureusement, trois années après, elle m’annonçait qu’elle attendait encore un bébé. Je l’ai renvoyé sans état d’âme. Ma réaction a été excessive. C’est après l’accouchement que j’ai reconsidéré les faits et nous essayons de recoller les morceaux »,</em></strong> confie monsieur L. A. Installé derrière une machine et entouré de ses ouvriers, cet imprimeur résident à Fidjrossè, un quartier de Cotonou, se remémore cette douloureuse période de sa vie qu’il n’aurait jamais souhaité vivre. Le témoignage de ce quinquagénaire, montre à suffisance le drame que représente ce phénomène dont les causes sont multiples.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="750" height="476" src="https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2024/04/birth-control_options6234980825860273557.png?resize=750%2C476&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-5503" srcset="https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2024/04/birth-control_options6234980825860273557.png?w=776&amp;ssl=1 776w, https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2024/04/birth-control_options6234980825860273557.png?resize=300%2C190&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2024/04/birth-control_options6234980825860273557.png?resize=768%2C487&amp;ssl=1 768w" sizes="auto, (max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em>L’adoption d’une méthode de planification familiale</em></strong></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"> Défaut de suivi, mauvais usage, changement intempestif de contraception dû aux effets secondaires, prise de certains médicaments qui affaiblissent l’effet des méthodes contraceptives. Voilà autant de raisons qui font survenir une grossesse en dépit de l’adoption d’une méthode de planification familiale. Une réalité qui déchire les foyers et affectent les enfants concernés. En effet, la survenue d’une grossesse pendant que la femme est sous contraception, fait partie des éléments qui divisent les foyers. Surtout lorsque le couple a déjà eu le nombre d’enfants voulu ou lorsque la situation financière du ménage ne permet plus de faire face à des charges supplémentaires. Souvent source de tensions conjugales, cette réalité loin d’être banale est très mal vécue par les partenaires qui consciemment ou inconsciemment sacrifient les bébés.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="750" height="563" src="https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2024/04/photo-1576074892931-753d42b5d8317604049460726447111.jpeg?resize=750%2C563&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-5504" srcset="https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2024/04/photo-1576074892931-753d42b5d8317604049460726447111.jpeg?w=1000&amp;ssl=1 1000w, https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2024/04/photo-1576074892931-753d42b5d8317604049460726447111.jpeg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2024/04/photo-1576074892931-753d42b5d8317604049460726447111.jpeg?resize=768%2C577&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2024/04/photo-1576074892931-753d42b5d8317604049460726447111.jpeg?resize=160%2C120&amp;ssl=1 160w" sizes="auto, (max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em>La notion de grossesse non prévue se présente plutôt comme une question complexe</em></strong>&#8230;</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"> Analysant la gestion des grossesses non désirées, Pierre Aguessy Koné explique dans son article publié dans Cairn.info que loin d’être figée, la notion de grossesse non prévue se présente plutôt comme une question complexe, fortement déterminée par le degré de légitimité de la relation, par un contexte social et économique spécifique et par un jeu de pouvoir entre différents protagonistes à savoir : partenaires, hommes et femmes pris individuellement, prestataires de soins qui interfèrent et peuvent parfois entrer en contradiction. </p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Incompréhension et tension</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"> Les récits de femmes ayant contracté une grossesse sous contraception laissent entrevoir de fortes tensions conjugales. Accusée souvent à tort, la femme qui tombe enceinte alors qu’elle a adopté de commun accord avec son époux une méthode de planification familiale, se voit rejetée et blessée dans son amour propre. <strong><em>« Les hommes se ferment à toute possibilité de dialogue et refusent de soutenir leurs épouses. Les femmes abandonnées à leur sort, reviennent en larme et nous nous sentons littéralement impuissants »</em></strong>, confie Abdielle Todangbé, sage-femme. Nous avons rencontré une de ses patientes, Maman Sèna. La trentaine révolue, elle témoigne : <strong><em>« Après deux (2) césariennes ayant abouti à un garçon et une fille, mon époux m’a amené voir une gynécologue qui nous a conseillé la prise de pilules. 4 ans sous contraception, puis je découvre un matin que j’attendais un bébé de 2 mois. C’était un cauchemar ».</em></strong> Cette réalité est un véritable coup dur pour les foyers qui ont du mal à l’accepter. <strong><em>« Je ne m’y attendais pas. Mon benjamin avait 5 ans. J’avais opté pour le stérilet et je me sentais à l’abri de toute grossesse. Mon époux était furieux en apprenant la nouvelle. Il venait de perdre son boulot et ne pouvait pas faire face à de nouvelles charges de maternité. J’ai dû tout supporter, sa colère, son mépris et les dépenses depuis les consultations prénatales à l’accouchement»</em></strong>, se souvient Maman Cathérine, restauratrice à Bohicon. </p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’avortement en toute discrétion… </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Eliane Perrin, sociologue de la médecine explique que dans la vie des couples, un avortement constitue un moment souvent décisif. Durant la période la plus dure, celle qui précède l&rsquo;intervention, les femmes doivent prendre énormément de décisions, et dans un temps très bref. Parmi les choix à faire, il y a celui d&rsquo;en parler ou non au partenaire. Ainsi, certaines femmes font recours à l’avortement, sacrifiant le bébé en route et mettant leur vie en péril pour sauver leur foyer<strong><em>. « Il était hors de question qu’un bébé vienne anéantir l’harmonie. Je n’ai pas eu d’autre choix que d’avorter discrètement. Cette grossesse imprévue aurait brisé mon foyer et freiné les projets professionnels qu’on mettait en place »,</em></strong> confie une gérante de papeterie ayant requis l’anonymat. Redoutant la colère excessive de son mari, cette quadragénaire déjà mère 4 enfants a fait le nécessaire sans en informer le mari. Maman Kant pour sa part, a fait l’option de l’avortement avec le consentement de son conjoint qui l’a menacé de divorce si elle s’entêtait à garder la grossesse non désirée. Une dure réalité qui ne dépend ni de la femme ni de l’homme encore moins des agents de santé. Le docteur Serge Kitihoun de l’Association Béninoise de la Planification Familiale souligne que les grossesses surviennent en dépit de l’adoption de méthodes contraceptive car aucune oeuvre humaine n’est parfaite.<strong><em> «Ce sont des choses qui arrivent. Il y a toujours ce petit taux d’échec à prendre en compte dans l’adoption de la contraception. Nous n’y pouvons rien».</em></strong> Il précise par ailleurs que pour une efficacité totale de la contraception, il est conseillé d’associer deux méthodes avec l’accompagnement des spécialistes. Quand le couple finit par se résigner ou décide de taire les querelles, ce sont les bébés qui en font les frais. Dans cette guéguerre, il n’y a souvent pas d’harmonie. La paix et la complicité sont souvent mises à mal et la femme en se culpabilisant communique au bébé ses déceptions, ses humeurs et ses angoisses. Des émotions négatives qui laissent des séquelles indélébiles sur les enfants. Souvent psychologiques et peu perceptibles, les conséquences peuvent être désastreuses. Le Psychologue Houénou Fortuné confie : <strong><em>«Un enfant non désiré est affecté psychologiquement et peut souffrir de manque d’amour et développer des vices plus tard. Malheureusement, c’est une réalité dont les parents ne tiennent pas compte dans leur réaction excessive quant à la survenue d’une grossesse non prévue»</em></strong>. Le spécialiste en santé mentale, conseille d’accompagner les enfants qui sont dans le cas vers une guérison progressive en les entourant de soins d’amour. Il invite cependant les parents à faire preuve de tolérance et de retenue quel que soit la situation. Briser le tabou Les tabous autour de la contraception ne sont pas matière à aider les femmes à en parler librement ni avec les médecins traitants ni avec leurs conjoints. Le caractère encore tabou de la contraception et la réticence des hommes face à son adoption ne favorisent pas une bonne coopération entre partenaires, agents de santé et patientes bénéficiant de ces méthodes. Ce n’est toujours pas aisé de discuter de la sexualité sans gêne. Certaines dames en font tout un mystère. Ce qui ne facilite pas les échanges. Et quand elles ont des préoccupations liées aux effets indésirables, elles ne les soulèvent pas à temps », souligne Charlotte Ahotonnagnon animatrice communautaire pour la Planification Familiale, rencontrée à Toffo. <strong><em>« Cette réticence des certaines femmes à se rapprocher des spécialistes, complique le suivi et rend inefficace la méthode surtout quand la prise des pilules se fait de façon hasardeuse »,</em></strong> renchérit-elle. L’un des axes d’interventions du Plan National de Développement Sanitaire (PNDS) du Bénin couvrant la période 2018-2022 est l’intensification des services de la Planification Familiale. Cela suppose l’implication des hommes. En effet, l’engagement des hommes dans l’adoption et le suivi en matière de planification familiale peut s’avérer très utile pour les femmes et bénéfique pour toute la famille. Dr Serge KITIHOUN, gynécologue et directeur des services médicaux de l’Agence Béninoise pour la Promotion de la Famille (ABPF) souligne la nécessité d’impliquer fortement les hommes dans le choix de la contraception mais aussi le suivi surtout quand il s’agit de la prise de pilules. <strong><em>«Nous devons développer des programmes inclusifs qui intègre les hommes dans tout le processus de l’adoption et du suivi de la planification Familiale. Cela soulagerait les femmes et permettra aux hommes de mieux comprendre comment cela fonctionne véritablement». </em></strong>Un besoin réel à prendre en compte par les autorités en charge de la santé pour le bonheur et l’équilibre de la famille.</p>
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		<title>Santé numérique et Intelligence Artificielle au Bénin : La protection des données à caractère personnel, une grande inquiétude</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Dorice Djeton]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Aug 2023 04:04:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education aux médias]]></category>
		<category><![CDATA[Bénin]]></category>
		<category><![CDATA[éducation aux médias]]></category>
		<category><![CDATA[intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[numérique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les soins de santé entrent petit à petit dans une nouvelle révolution avec de nombreuses possibilités quant aux technologies médicales&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les soins de santé entrent petit à petit dans une nouvelle révolution avec de nombreuses possibilités quant aux technologies médicales émergentes qui intègrent l’utilisation des systèmes d’Intelligence Artificielle (IA). Bien qu’offrant de larges avantages en matière de diagnostics et de traitement, ces technologies émergentes suscitent des interrogations sur la manipulation et la protection des données à caractère personnel. </strong></p>
<p><strong>Dorice DJETON</strong></p>
<p>L’intelligence artificielle est à l’origine d’une révolution dans le domaine médical et des soins de santé. Elle est considérée comme un outil innovant pour la planification des services de santé mentale ainsi que pour le recensement et le suivi des problèmes de santé chez les individus et les populations. Pour Docteur Wenceslas Mahoussi, Enseignant-Chercheur en Information et Communication, Spécialiste des pratiques info-numériques, <strong><em>«L&rsquo;intelligence artificielle dans le cadre prédictif en utilisant les données dans le secteur de la santé notamment pour faire des prévisions ou des estimations en matière de politique sanitaire ou de santé est importante puisqu&rsquo;on peut savoir la prévalence de telle ou telle maladie…ça permet également de prévoir des thérapies appropriés».</em></strong> Les outils assistés par intelligence artificielle peuvent utiliser des données numérisées sur les soins de santé disponibles sous différents formats afin d’automatiser les tâches complexes.</p>
<p>En effet, les innovations technologiques liées à la santé soulèvent de plus en plus d’inquiétudes et de questionnements. L’avènement de l’intelligence artificielle dans le champ de la santé n’en fait pas exception même s’il offre aux patients l’accès à d’autres formes de traitement dont les avantages sont indéniables. Cependant, ces usages multiples et croissants, alliés à des masses de données inédites, soulèvent de nombreuses questions. La santé numérique selon l’OMS est une notion vaste qui englobe, entre autres, la santé électronique, la santé mobile, la télésanté et les données sanitaires. Elle offre des solutions susceptibles de renforcer les systèmes de santé, comme la prestation de services de santé directement à domicile et dans les communautés desservies, l’aide à la cartographie des flambées de maladies et l’intégration d’outils numériques, d’utilisation des systèmes d’Intelligence Artificielle. Ces solutions permettent d’accroître la réactivité et la productivité des soins de santé. Même si le Bénin est encore en chantier en matière d’intégration de l’Intelligence Artificielle dans le domaine de la santé, des interrogations existent quant à l’utilisation judicieuse des données personnelles médicales. Pour le Docteur Chadrac Andémi, <strong><em>«l’Afrique en général, le Bénin en particulier gagnera à miser sur des systèmes d’Intelligences Artificielles qui vont nous aider à révolutionner les soins de santé et à prévenir les maladies dans un contexte où les ressources sont limitées en termes de moyens financiers et de personnels qualifiés pour prendre en charge la population».</em></strong></p>
<p><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-5128" src="https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2023/09/img-20230914-wa00026790734840913443989.jpg?resize=285%2C177&#038;ssl=1" width="285" height="177"></p>
<p><strong>Des interrogations pertinentes …</strong></p>
<p><strong><em>«Je n’ai rien contre l’intégration des systèmes d’Intelligence Artificielle dans le domaine de la santé, mais qu’en est-il des données que ces dispositifs absorbent ? Quelles sont les garanties et les recours dont dispose le citoyen lambda en cas de mauvaise utilisation de ses données ? s’interrogent Louis C., un étudiant en informatique rencontrer à la sortie d’un cours à Cotonou. Ce questionnement empreint d’appréhensions est celui de beaucoup d’autres citoyens qui, à l’évocation de l’Intelligence Artificielle, sont réticents. Parler d’Intelligence Artificielle fait appel à un type de denrée appelée la data ou donnée. L’IA a besoin d’emmagasiner une quantité énorme d’informations pouvant lui permettre d’être le plus précis possible dans sa prise de décision».</em></strong> Des inquiétudes légitimes puisque selon Docteur Wenceslas Mahoussi, <strong><em>«il y existe effectivement des appréhensions notamment dans le domaine du secteur sanitaire et plus largement dans tous les secteurs en matière de l&rsquo;utilisation des données à caractère personnel parce qu’en utilisant le numérique nous brassons beaucoup de données. Nos données privées, nos données personnelles sont en ce moment prises en compte».</em></strong> Le Docteur Chadrac Andémi soutient pour sa part qu’en dépit des réticences, l’IA peut contribuer à la performance du système d’information sanitaire que constitue tout le dispositif mis en place pour pouvoir connecter, analyser et traiter les données de santé afin de prendre des décisions vitales pour les patients. Grâce aux possibilités offertes par l’intelligence artificielle, les responsables politiques peuvent prendre connaissance des stratégies plus efficaces pour promouvoir les soins aussi bien curatifs que préventifs. Médecin de santé publique, Dr Isaac Atoko fait savoir que <strong><em>«L&rsquo;IA permettra d&rsquo;avoir plus de précisions dans le diagnostic». « Il est possible d&rsquo;avoir une large information avec des détails sur les différents diagnostics. L&rsquo;IA apporte ainsi plus de précisions dans le traitement et la prévention des maladies dont souffre les patients»,</em></strong> ajoute-t-il. Quant aux inquiétudes sur les données à caractère personnel, il les partage entièrement puisque pour lui, <strong><em>«C&rsquo;est évident que les craintes sont grandes en matière de préservation des données. Le médecin a besoin d’informations sur le physique de la personne, les résultats de l&rsquo;examen puis sur l&rsquo;affection. Pour ce dernier, il faut des détails pour mieux évaluer et traiter la maladie».</em></strong></p>
<p><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-5129" src="https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2023/09/img-20230914-wa00017828911239255159383.jpg?resize=293%2C172&#038;ssl=1" width="293" height="172"></p>
<p><strong>Ethique et responsabilité de l’IA en question</strong></p>
<p>Les enjeux éthiques de l&rsquo;IA concernent une multitude de concepts différents. Tantôt, il est question de la discrimination, tantôt, de l&rsquo;avenir de l&rsquo;humanité face à des robots plus intelligents que les humains. En la matière, la recommandation de l&rsquo;UNESCO est le premier cadre normatif universel pour l&rsquo;éthique de l&rsquo;intelligence artificielle. Elle est fondée sur la promotion et la protection des droits humains, de la dignité humaine et de la durabilité environnementale. Elle fait progresser des principes tels que l’éthique, l&rsquo;Etat de droit, et comprend des chapitres politiques concrets qui appellent à une meilleure gouvernance des données, à l&rsquo;inclusivité et à l&rsquo;égalité genre. Docteur Wenceslas Mahoussi explique que la loi sur la protection des données personnelles a été renforcée par le livre cinquième de la loi 2018 du 20 avril 2018 portant code du numérique du Bénin. Pour Georgie Ton, juriste au service conformité de l’Autorité de Protection des Données à Caractère Personnel, : <strong><em>«il existe une collecte massive de données pour la mise en place des systèmes d’IA. Pour cela, l’institution de régulation dont elle fait partie, fait obligation à toute structure qui voudrait collecter des données de s’aligner sur les règles en vigueur afin de garantir aux citoyens, une sécurisation de leur information».</em></strong> Dans leur thèse de doctorat intitulée : <strong><em>‘’L&rsquo;intelligence artificielle en médecine : Attentes et inquiétudes de la population générale’’,</em></strong> publié en Novembre 2021, Rémi CALMON et Ravin IBRAHIM KACEM affirment : <strong><em>«La donnée personnelle de santé est la matière première de la recherche médicale et du développement de l’IA… Et, pour que la population adhère à la collecte des données, nous devons repasser par la case confiance et acceptabilité de la technologie. La protection de la vie privée apparaît aujourd’hui comme la condition sine qua non pour s’assurer de la confiance des usagers». </em></strong>C’est donc à juste titre que la stratégie numérique mondiale de l’OMS 2020-2025 met l’accent sur le fait que les données sanitaires doivent être classées comme des données personnelles sensibles, ou des informations permettant d’identifier une personne, lesquelles imposent une norme de sécurité élevée. Par conséquent, elle souligne la nécessité de disposer d’une base juridique et réglementaire solide afin de protéger la vie privée, la confidentialité, l’intégrité et la disponibilité des données ainsi que le traitement des données sanitaires personnelles, et de gérer les questions de cybersécurité. Il est important de maintenir la transparence et de communiquer efficacement sur les stratégies relatives à la sécurité des données.</p>
<p><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-5130 alignnone size-full" src="https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2023/09/img-20230914-wa00006339162047363364953.jpg?resize=750%2C1000&#038;ssl=1" width="750" height="1000" srcset="https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2023/09/img-20230914-wa00006339162047363364953.jpg?w=768&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2023/09/img-20230914-wa00006339162047363364953.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w" sizes="auto, (max-width: 750px) 100vw, 750px" /></p>
<p>C’est dans ce cadre que le Bénin a doté son arsenal juridique de la loi 2009-09, portant protection des données à caractère personnel. Une loi qui impose les conditions et le traitement relatifs aux données à caractère personnel. C’est dire donc que les moyens de protections sont disponibles et n’entravent guère l’intégration des technologies médicales émergentes dans le système sanitaire béninois. Docteur en droit et enseignant-chercheur pour sa part, Julien Hounkpè rappelle qu’il est important que le citoyen Béninois soit conscient que nous ne sommes pas au Bénin dans un No man’s land en matière de textes pouvant réglementer ces technologies émergentes. Il indique par ailleurs que ces textes méritent d’être actualisés afin de situer chacun dans la chaîne de responsabilités.</p>
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		<title>Couverture médiatique du terrorisme au Bénin : Les journalistes entre professionnalisme et débrouillardise sur le terrain de l’insécurité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Dorice Djeton]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Jun 2023 12:31:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Couverture médiatique du terrorisme au Bénin]]></category>
		<category><![CDATA[entre professionnalisme]]></category>
		<category><![CDATA[insécurité]]></category>
		<category><![CDATA[journalistes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La menace terroriste au Bénin est devenue une réalité à travers les attaques des Individus Armés Non Identifiés dont la&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La menace terroriste au Bénin est devenue une réalité à travers les attaques des Individus Armés Non Identifiés dont la première véritablement médiatisée remonte en 2019 dans le parc de la Pendjari, au Nord-Ouest du Bénin. Un phénomène qui appelle à des actions hardies avec la contribution de toutes les forces vives dont les professionnels des médias pour informer les populations. Face à la sensibilité de la question, la presse s’efforce de jouer son rôle avec professionnalisme en dépit des écueils sur le terrain.</strong></p>
<p><strong>Par Dorice DJETON</strong></p>
<p>30 mai 2022. Village de Soroko, un arrondissement de la commune de Banikoara faisant frontière avec le Burkina Faso, situé dans le département de l’Alibori au Nord du Bénin. Nous sommes à plus de 690 kilomètres de Cotonou. Nous avons décidé d’y séjourner pendant quelques jours pour mener une enquête sur le quotidien des femmes face aux agissements des Individus Armés non Identifiés. Première escale : le commissariat frontalier de police de Kèrèmou. Les injonctions étaient fermes, courtes et précises. <em>« Madame la journaliste, Sachez où mettre vos pieds. Vous ne pouvez pas dormir dans les parages ». Faites votre travail et les soirs, retournez dans un hôtel dans une ville voisine ».</em> Le ton était donné. Cahin-caha, nous avions pu collecter nos données. Mais au-delà de cet accueil peu chaleureux reçu au regard de la sensibilité thématique, un autre constat retient notre attention. Il s’agit de la réticence des personnes ressources approchées à se confier ouvertement. On pouvait lire dans leur attitude de la méfiance mêlée à la peur. Quant aux femmes rencontrées sous les hangars du marché à quelques encablures du commissariat, les appréhensions étaient palpables. À peine parvenaient-elles à dissimuler leur mal-être face à la difficulté à nommer le phénomène. Ce terrorisme qui affecte et rythme désormais leur quotidien à bien des égards.</p>
<p><div id="attachment_4530" style="width: 1034px" class="wp-caption alignnone"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-4530" class="size-large wp-image-4530" src="https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2023/07/commissariat-frontiere2.jpg?resize=750%2C563&#038;ssl=1" width="750" height="563" srcset="https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2023/07/commissariat-frontiere2.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2023/07/commissariat-frontiere2.jpg?resize=1024%2C768&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2023/07/commissariat-frontiere2.jpg?resize=768%2C576&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2023/07/commissariat-frontiere2.jpg?resize=160%2C120&amp;ssl=1 160w, https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2023/07/commissariat-frontiere2.jpg?w=1040&amp;ssl=1 1040w" sizes="auto, (max-width: 750px) 100vw, 750px" /><p id="caption-attachment-4530" class="wp-caption-text">Les journalistes entre professionnalisme et débrouillardise sur le terrain de l’insécurité</p></div></p>
<p><strong>Des expériences diversement vécues&#8230;</strong><br />
Le contexte spécifique de la menace terroriste a déterminé la construction des récits journalistiques en fonction des réalités du terrain, du sujet exploré et de la localité ciblée. Si la journaliste freelance Flore Nobimé, en allant recueillir des informations dans l’exercice de sa profession a vécu une situation digne d’un film à rebondissement, d’autres ont eu la possibilité de faire une immersion dans le dispositif des forces de l’ordre sur le terrain de l’insécurité. <em>« J’ai vécu une expérience assez particulière en février 2022. J’étais dans le nord-ouest avec un confrère néerlandais qui travaille sur African Parks (AP)…Malheureusement, ce qui avait plutôt bien commencé, a pris une tournure rocambolesque dont nous avons payé le prix, puisque nous avons été arrêtés »</em>, confie-la consœur. Pour le journaliste Ange Banouwin, l’incapacité d’aller sur le terrain n’a pas empêché son équipe de réaliser le travail souhaité.<em> « Nous avons recueilli de l’information auprès de personnes ressources très aguerris sans avoir eu besoin de nous rendre au Nord-Bénin. L’objectif n’était pas de décrire l’ambiance qui prévaut dans les communautés affectées mais de recouper des données d’experts afin de comprendre des aspects clés»</em>, a-t-il-laissé entendre. Mieux, l’analyse des enquêtes récentes du média en ligne Banouto sur l’extrémisme violent et l’immersion des journalistes Osias Sounouvou, Fulbert Adjimèhossou du service public et bien d’autres professionnels des médias est révélatrice de ce que même si les conditions d’accès à l’information sur les actes de terrorisme ne sont pas reluisantes, la presse béninoise se réinvente, assure la couverture médiatique et informe les populations à travers des enquêtes, des analyses, des reportages et des entretiens bien fournis.</p>
<p><strong>Quid du droit du citoyen à l’information face aux impératifs sécuritaires </strong><br />
Concilier les impératifs sécuritaires et le droit du citoyen à l’information est un véritable challenge qui semble opposer l’armée et les journalistes. Mais cette tâche ne devrait en aucun cas constituer une pierre d’achoppement. A cet effet, le commandant Honfoga, Ebenezer, Chef du Bureau Information et Relation Publique de l’Etat-major des Armées a rassuré les professionnels des médias de la nécessité pour les deux entités de collaborer étroitement : <em>«Certes les impératifs sécuritaires nous contraignent à faire attention aux informations à partager avec le public afin d’éviter la panique générale. Mais nous restons ouverts à collaborer avec la presse qui doit aussi jouer son rôle avec le professionnalisme requis ».</em> Selon l’UNESCO, les journalistes sont des médiateurs des conflits, consciemment ou non. Leur rôle dans le fait d’influencer positivement les conflits et les processus de démocratisation est de plus en plus reconnu. C’est dire que la contribution des médias ne peut être occultée dans la prévention et lutte contre l’extrémisme violent et ses dérivés.</p>
<p><strong>Défis pour les professionnels des médias…</strong><br />
A l’occasion d’un mini colloque régional organisé dans le cadre de la journée internationale de la liberté de la presse, autour de la thématique <em>« Les médias et le terrorisme en Afrique de l’Ouest et au Sahel »</em>, les experts médias présents ont reconnu qu’en dehors de quelques formations sporadiques, les hommes des médias ne sont pas encore suffisamment outillés au regard du caractère relativement récent de la question. <em>&lt;&lt; Au Bénin, la presse ne dispose pas d’une charte sur le traitement du l’information sécuritaire&gt;&gt;,</em> reconnait l’ancien président de l’Union des Professionnels des Médias du Bénin (UPMB), Franck Kpotchémè, aujourd’hui conseiller à la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC). Selon lui, c’est une préoccupation sur laquelle l’UPMB doit se pencher sans délai. Mais avant, le Dr. François Awoudo, Expert-médias recommande aux journalistes de se référer au code de déontologie et d’éthique dans les médias. Ce bréviaire élaboré en 1999 est toujours d’actualité. Il souligne d’ailleurs les responsabilités qui incombent aux journalistes dans la mission d&rsquo;information du public, et qui priment sur toute autre responsabilité, en particulier à l&rsquo;égard de leurs employeurs et des pouvoirs publics. Par exemple, l’article 2 de ce code intitulé ‘’La responsabilité sociale’’, stipule que : <em>« le journaliste publie uniquement les informations dont l’origine, la véracité et l’exactitude sont établies. Le moindre doute l’oblige à s’abstenir ou à émettre les réserves nécessaires dans les formes professionnelles requises. Le traitement des informations susceptibles de mettre en péril la société, requiert du journaliste, une grande rigueur professionnelle et, au besoin, une certaine circonspection »</em>. Il revient à la presse béninoise de continuer à jouer sa partition avec professionnalisme.</p>
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		<title>Recherche en ligne pour les travaux scientifiques : les astuces pour identifier les sources d&#8217;information les plus crédibles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Dorice Djeton]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 May 2023 08:11:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Education aux médias]]></category>
		<category><![CDATA[éducation aux médias]]></category>
		<category><![CDATA[google]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lorsque vous effectuez une recherche en ligne pour votre travail de recherche, il est important de trouver des sources d&rsquo;information fiables et crédibles. Voici quelques conseils pour vous aider à identifier les sources les plus crédibles:</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">• Évitez les sites web biaisés : Évitez les sites web qui ont une tendance politique ou idéologique marquée, car ils peuvent biaiser l&rsquo;information.</p>



<p class="wp-block-paragraph">• Faites attention aux signes d&rsquo;avertissement : Soyez conscient des signes d&rsquo;avertissement tels que les fautes d&rsquo;orthographe, la grammaire médiocre et les images de mauvaise qualité, car ils peuvent être des signes que le site web est peu fiable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">• Utilisez des sources multiples : Utilisez plusieurs sources pour valider l&rsquo;information que vous trouvez en ligne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">• Vérifiez la source : Vérifiez qui est l&rsquo;auteur ou l&rsquo;éditeur de l&rsquo;information que vous trouvez en ligne. Les sources de confiance ont tendance à être celles qui sont bien connues et qui ont une réputation établie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">• Vérifiez les références : Vérifiez que les informations sont étayées par des références crédibles et vérifiables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">• Vérifiez la date : Assurez-vous que l&rsquo;information que vous utilisez est à jour et pertinente pour votre travail de recherche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">• Utilisez des sources académiques : Les sources académiques sont souvent les plus fiables pour les travaux de recherche. Utilisez des bases de données académiques telles que JSTOR ou Google Scholar.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En suivant ces conseils simples, vous pouvez être sûr d&rsquo;obtenir des sources d&rsquo;information crédibles et fiables pour votre travail de recherche.</p>
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		<title>Difficultés d’accès aux centres de planification familiale : Des actions de proximité qui soulagent les communautés rurales de Toffo</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Dorice Djeton]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Sep 2022 03:31:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Difficultés d’accès aux structures de soins]]></category>
		<category><![CDATA[planification familiale]]></category>
		<category><![CDATA[Toffo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’accès aux établissements sanitaires en matière de planification familiale est un véritable parcours de combattant en milieu rural. Et pour&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>L’accès aux établissements sanitaires en matière de planification familiale est un véritable parcours de combattant en milieu rural. Et pour cause, plusieurs kilomètres sont à parcourir souvent par les femmes sur des sentiers à peine praticables pour s’offrir les prestations de contraception. Dans les villages de Toffo, département de l’Atlantique,  cette difficulté est résorbée grâce aux services de proximité offerts aux populations à travers une synergie d’actions entre relais communautaires et agents de santé. Enquête à la découverte d’une approche à promouvoir pour la prise en compte des besoins de Planning Familial des communautés rurales.</strong></em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dorice DJETON GOUDOU</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Akpè, un village de la commune de Toffo, située dans le département de l&rsquo;Atlantique au sud du Bénin. Nous sommes à environs 80 km de Cotonou, la capitale économique, 12 kilomètres du centre de santé de Toffo et 8 kilomètres de celui de l’arrondissement de Houègbo. Des distances pas aisées à parcourir pour des femmes vivant avec leurs conjoints surtout lorsqu’il s’agit d’avoir accès aux structures sanitaires en matière d’adoption de méthodes contraceptives. « Se rendre à la maternité, c’est la croix et la bannière. Il faut un long trajet. Et je n’obtiens pas toujours la permission de mon mari s’il n’y a rien d’urgent. Alors qu’il me faut renouveler ma contraception, confie maman Léila, 34 ans révolus et vendeuse d’Akassa. Son témoignage lève un coin de voile sur la réalité que vivent les femmes dans ce village qui n’abrite aucune structure sanitaire. Heureusement, des relais  communautaires existent pour les soulager. Charlotte Ahotonnagnon en fait partie. Teint noir, taille courte, elle est membre du Groupe d’Assistance pour la Nutrition et animatrice communautaire pour la Planification Familiale à domicile. </p>



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<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2022/09/sayana-press-1.jpg?resize=750%2C473&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3788" width="750" height="473" srcset="https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2022/09/sayana-press-1.jpg?w=683&amp;ssl=1 683w, https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2022/09/sayana-press-1.jpg?resize=300%2C189&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Nous  l’avons rencontré au petit matin du 13 septembre sous une fine pluie. Formée par une Organisation de la Société Civile et mandatée par le centre de santé de l’arrondissement de Houègbo, dans la commune de Toffo, elle abat un travail remarque. La quarantaine, Charlotte Ahotonnagnon représente l’espoir de plusieurs femmes qui ne sont plus obligées de parcourir des kilomètres avant de s’informer, de choisir d’adopter ou de renouveler une méthode de planification. Elle s’exprime : <em><strong>« En raison du tabou qui entoure encore la contraception, nous y allons en douceur. Pour les femmes acquises à notre cause, nous leur expliquons les différentes  méthodes qui existent et elles font délibérément leur choix. Les dames de ce village qui ont compris les bienfaits de l’espacement des naissances, préfèrent Sayana press, une nouvelle formulation du contraceptif injectable, et rarement des pilules à avaler ».</strong></em> Elles estiment que, Sayana c&rsquo;est discret et ne nécessite pas d’effort quotidien. En ce qui concerne les pilules, elles pensent que cela risque d’attiser des disputes inutiles ou d’éveiller les soupçons de leurs conjoints encore réticents dans la majorité des cas. Une tendance confirmée par Monsieur Tossèho Louis, animateur communautaire dans une  localité riveraine au village Akpè.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="750" height="563" src="https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2022/09/WhatsApp-Image-2022-09-25-at-07.32.42.jpeg?resize=750%2C563&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3785" srcset="https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2022/09/WhatsApp-Image-2022-09-25-at-07.32.42.jpeg?resize=1024%2C768&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2022/09/WhatsApp-Image-2022-09-25-at-07.32.42.jpeg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2022/09/WhatsApp-Image-2022-09-25-at-07.32.42.jpeg?resize=768%2C576&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2022/09/WhatsApp-Image-2022-09-25-at-07.32.42.jpeg?resize=160%2C120&amp;ssl=1 160w, https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2022/09/WhatsApp-Image-2022-09-25-at-07.32.42.jpeg?w=1040&amp;ssl=1 1040w" sizes="auto, (max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption><em>Une séance de sensibilisation sur la nutrition et la planification familiale</em></figcaption></figure>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une approche qui s’adapte aux réalités…</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Allègement des distances, mobilisation d’un grand nombre de femmes, partage d’information dans une ambiance  conviviale, sensibilisation sur des préoccupations connexes, implication d’acteurs locaux favorables à l’adoption de la Planification Familiale: tel est le package des services de proximité en matière de soins de santé pour l’adoption du planning familial en communauté. A l’œuvre dans les villages de Toffo, des animatrices, des relais communautaires et agents de changement. Avec leur moto ou même à pied, ils sillonnent les hameaux à la rencontre des femmes. Soit pour les sensibiliser, soit pour un suivi ou encore pour dissiper des inquiétudes relatives aux rumeurs sur les effets secondaires des contraceptifs.  Quelques-unes de ces femmes, curieuses, acceptent de venir vers elle. Mais parfois, Charlotte l’animatrice, les mobilise dans des espaces adaptés pour des causeries en groupes.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">En effet, la présence d’animatrice communautaire, capable de répondre aux préoccupations des femmes en toute discrétion est un soulagement pour maman Sonia, agricultrice. La trentaine avec 3 enfants, elle estime que sans ces services de proximité qui incluent la Planification Familiale et le bien-être des femmes, son époux ne l’aurait jamais autorisé à parcourir  des kilomètres pour se rendre périodiquement au centre de santé afin de choisir d’espacer les naissances. « L’animatrice fait des visites à domicile. Telles de vieilles amies qui échangent autour des situations de la vie, elle nous aide à comprendre les avantages de la contraception. Et quand on est convaincu, nous faisons notre choix sans tambours ni trompettes. Quand, il y a de nouveaux nés dans une maison, elle en profite pour sensibiliser sur  le respect des délais de vaccination et les soins en matière de nutrition pour le bien-être de la mère et de l’enfant », se réjouit la trentenaire. Un témoignage que confirme Monsieur Yéyé Adelphe, chef du village Akpè qui a déjà assisté aux causeries des femmes. <em><strong>« Cette approche qui débouche sur des sensibilisations sur la Planification familiale constitue une meilleure façon de recueillir l’adhésion des familles aux méthodes contraceptives en milieu rural. Une fois réunies, elles évoquent les questions de nutrition, de consultation prénatale pour les femmes enceintes et postnatales pour les nourrices avant d’aborder la nécessité d’espacer les naissances », </strong></em>apprécie l’autorité locale.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">Cette méthode parait judicieuse aux yeux de Mme Sossou Agossadou Flora, Sage-femme d’Etat et responsable de la maternité de Houégbo. Elle salue d’ailleurs la qualité des actions de proximité malgré les moyens de bords. « La mobilisation des services de santé à travers les animatrices communautaires pour la fourniture de contraceptifs en dehors des établissements sanitaires est une approche pour éliminer les obstacles et les coûts indirects associés à l&rsquo;accès  des femmes aux établissements de santé ». Elle reconnait cette synergie de travail avec les animateurs communautaires à qui le centre fournit les pilules et les produits de contraception injectables notamment Sayana. <strong><em>« Même si les actions de proximités paraissent fastidieuses pour les acteurs impliqués, elles permettent d’avoir des résultats conséquents », </em></strong>souligne la sage-femme.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des poches de résistance subsistent…</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En dépit des progrès réalisés grâce aux animateurs dans ces villages, des efforts restent à fournir en matière de planification familiale dans la commune de Toffo. Et pour cause, tous les couples, mieux toutes les familles n’ont pas encore adhéré à cet idéal d’espacement des naissances.  Les animateurs communautaires s’efforcent mais les pesanteurs socioculturelles ont la vie dure et les femmes qui ne reçoivent pas expressément l’approbation de leur époux, ploient encore sous le poids des naissances rapprochées. Pour nous en convaincre, l’un des animateurs communautaires nous embarque dans ses visites à domicile où nous faisons la connaissance de maman Jo. Ménagère, âgé de 26 ans, mais déjà 4 enfants et un 5ème en route au regard de son ventre  bien arrondi.  Svelte, teint noir, le regard fuyant, cette mère de famille, deuxième épouse d’un conducteur de taxi moto, nous reçoit devant la porte de sa chambre et tente d’esquiver nos questions. Tellement elle  a été sensibilisée mais rien n’y fit. Même si elle peine à joindre les deux bouts avec ses enfants, tous encore en bas âge, elle ne compte pas s’arrêter avec la maternité. Elle a d’ailleurs exigé  la présence de sa belle-mère avant de se livrer à la conversation. « Si jamais j’adopte l’une de vos méthodes contraceptives et que mon mari me réclame d’autres enfants, que vais-je devenir », s’interroge la jeune dame  <em style=""><b>« Ma coépouse continuera à en faire et je serai la risée de la belle famille. J’ai toujours demandé à l’animatrice communautaire d’aller convaincre mon mari afin que de son propre chef, il m’amène au centre de santé afin de choisir lui </b></em><strong><em>même la méthode souhaité »,</em></strong> renchérit-elle. Ce discours mêlé de réticence et teinté de craintes de représailles, montre à suffisance qu’il reste bien de chemins à parcourir pour lever les obstacles qui entravent le libre choix des femmes à planifier les naissances en milieu rural. Ces récits n’ont rien de  surprenant pour  la responsable de la maternité de Houégbo, Mme Sossou Agossadou.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">Elle estime   que les populations du village Akpè ont toujours cette vieille conception de l’enfant qui est une richesse même si les parents n’ont pas les moyens de s’en occuper convenablement. Une dure réalité qui n’émousse guère l’ardeur  des agents communautaires qui font preuve d’écoute, d’endurance avec des moyens de bords. Dr Serge KITIHOUN, Directeur des services médicaux de l’Agence Béninoise pour la Promotion de la Famille (ABPF) tout en évoquant les défis qui se posent en matière de PF en milieu rural rassure de la disponibilité de ses équipes à descendre dans les villages de Toffo avec des cliniques mobiles  afin d’aider les acteurs communautaires à faire progresser les efforts en matière d’adoption de méthodes contraceptives. Ainsi, les femmes pourront bénéficier de prestations gratuites de services de gynécologiques tel le dépistage du cancer du col de l’utérus. </p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Intensifier les services de PF conformément au PNDS</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des axes d’interventions du Plan National de Développement Sanitaire (PNDS) du Bénin couvrant la période 2018-2022 est l’intensification des services de la Planification Familiale. Le document met en exergue la nécessité pour les autorités sanitaires d’assurer la disponibilité des produits traceurs de la PF jusqu’au dernier niveau des prestations de services, de renforcer l’opérationnalisation du plan d’action budgétisé de PF et d’en assurer la gratuité de l’accès des jeunes et des femmes en âge de procréer. En effet, le PNDS du Bénin&nbsp; se veut ambitieux et va bien au-delà des services de PF et couvre le champ du renforcement du financement du volet santé communautaire. </p>



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<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="750" height="329" src="https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2022/09/planning-23.jpg?resize=750%2C329&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3786" srcset="https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2022/09/planning-23.jpg?w=984&amp;ssl=1 984w, https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2022/09/planning-23.jpg?resize=300%2C132&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2022/09/planning-23.jpg?resize=768%2C337&amp;ssl=1 768w" sizes="auto, (max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit de mettre en place un mécanisme de fonds affectés aux communes pour la mise en œuvre de la santé communautaire, de renforcer les capacités des parties prenantes pour une gouvernance efficiente des ressources du programme, de promouvoir le leadership des conseils communaux pour le partenariat local en santé, de développer des actions en faveur de la mise en place d’un mécanisme responsable de veille citoyenne. C’est ce qui se traduit par la présence des relais communautaires dans les villages de Toffo. A ce titre, le chef du village  Akpè reconnait les efforts en matière de PF dans sa localité mais tire la sonnette d’alarme sur l’appui des autorités en charge de la santé pour le respect des engagements et la nécessité de doter les structures décentralisées et les relais communautaires de moyens pour plus d’impact.</p>
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		<title>Impacts du changement climatique sur l’accès à l’eau : Un phénomène qui accroit la vulnérabilité des populations de Karimama</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Dorice Djeton]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jun 2022 08:51:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enviroment]]></category>
		<category><![CDATA[accès à l’eau]]></category>
		<category><![CDATA[Impacts du changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Karimama]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les conséquences du changement climatique sont vécues différemment d’un peuple à un autre du fait de leur capacité d’adaptation et&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les conséquences du changement climatique sont vécues différemment d’un peuple à un autre du fait de leur capacité d’adaptation et en fonction des activités prédominantes</em>.<em>  A Karimama, </em>dans le département de l’Alibori<em>, les revers des crises hydriques n’épargnent aucun secteur. Entre la réfaction de la pluie et l’assèchement progressif des cours d’eau, agriculteurs, et éleveurs souffrent le martyre. Et le quotidien des femmes, tenues d’approvisionner  les ménages en eaux de consommation laissent à désirer. Immersion dans le quotidien des victimes climatiques de l’une  des communes  les plus enclavées du Bénin.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dorice DJETON GOUDOU</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph">Karimama au Nord-Est du Bénin. Nous sommes à l’embarcadère au bord du fleuve Niger. Ce 1<sup>er</sup> juin, tout semble tourner au ralenti. Les pirogues et autres barques immobilisées. Il est 13h04mn mais le soleil de plomb qui darde ses rayons ne dissuade guère les riverains qui s’affairent. Quelques femmes lavent le linge pendant que  d’autres les sèchent. Et les enfants sont heureux de patauger dans l’eau. Nafisath, la trentaine, mère de 4 enfants, est avec l’une de ses belles sœurs pour laver le linge de la famille. « Quand on y vient, c’est pour toute la journée. Nous habitons à plus de 5 kilomètres d’ici. N’ayant ni puits ni forages à proximité, nous y venons une fois par quinzaine pour laver les habits de nos époux, parents et enfants. Puis en rentrant le soir, nous prenons l’eau que nous filtrons à la maison pour les besoins de consommation», confie la jeune femme. « Il est presque impossible de faire la lessive à la maison. Il faudra d’abord venir chercher l’eau en quantité suffisante avant de se mettre à la tâche. Cela peut nous prendre deux jours. C’est épuisant. Il est donc préférable de venir à la source afin de gagner en temps et en énergie », renchérit la belle-sœur. Le récit de ses deux jeunes femmes montre à suffisance leur quotidien en matière d’accès à l’eau.  Non loin de ces dames,  un autre tableau. Aliou, la vingtaine, torse nu,  s’approvisionne en eau pour les usages de sa maisonnée. Il remplit deux tonneaux avant de reprendre le chemin du retour.  Plus tôt, il avait aidé ses bœufs à se désaltérer et en a profité pour se baigner. Il se confie : <em><strong>« L’eau est une denrée rare par ces temps-ci. Vous pouvez le constater vous-même en observant ce qui se passe. Même en période de semi-sécheresse, l’approvisionnement en eau potable demeure un parcours de combattant à Karimama. Et seuls, quelques privilégiés vous diront le contraire ».</strong></em> </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce témoignage corrobore les propos du responsable de la gestion de l’embarcadère, monsieur Moulissa G. Ce septuagénaire a vécu bien de saisons et est en mesure de nous narrer des récits aussi bien atypiques qu’anecdotiques. Avec un sentiment mêlé de nostalgie et de mélancolie, il égrène  ces années de crue et de sécheresse qui ont rendu éleveurs, agriculteurs, pêcheurs, commerçants, vieux et jeunes, hommes et femmes résilients. <em><strong>« Oh ! Que le temps passe. Mais notre réalité est demeurée la même. Nous avons fini par nous résigner face aux saisons»,</strong></em> a-t-il-laissé entendre.  A l’analyse de la situation, Clément Kotan, Directeur Général de l’Unité de Protection de l’Environnement (UPE) reconnait que Karimama subit les effets pervers du changement climatique. Une triste réalité due à  la modification des saisons hydrologiques, l’asséchement des cours et plan d’eau, la variation des dates de démarrage, de fin et de longueur des saisons et diminution de la quantité d’eau précipité, et qui constituent les éléments qui caractérisent les effets des changements climatiques sur l’eau. </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Rapport de l’Organisation Météorologique sur l’Etat Mondial du climat en 2021, publié le 18 mai 2022, confirme d’ailleurs que les 7 dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées. Une alerte qui laisse entrevoit le calvaire des populations de Karimama déjà en situation de vulnérabilité.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2022/06/IMG_20220601_123851_033.jpg?resize=750%2C562&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3209" width="750" height="562" srcset="https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2022/06/IMG_20220601_123851_033.jpg?w=591&amp;ssl=1 591w, https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2022/06/IMG_20220601_123851_033.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2022/06/IMG_20220601_123851_033.jpg?resize=160%2C120&amp;ssl=1 160w" sizes="auto, (max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption><strong><em>le jeune Aliou, s’approvisionne en eau</em></strong></figcaption></figure>
</div>


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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quand la vulnérabilité des femmes&nbsp; s’accroit…</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous l’effet combiné de la raréfaction de l’eau et de la menace terroriste au Nord du Bénin, les femmes sont doublement affectées à Karimama. Elles vivent le calvaire par ce temps d’aridité. La petite Yésidath, 10 ans à peine,  a parcouru plus d’un kilomètre, pour aller chercher de l’eau du puits pour la cuisine. Elle a préféré pour des raisons d’hygiène ne pas s’approvisionner au bord du fleuve. <em><strong>« A l’école, on nous a appris à faire attention à l’eau que nous consommons pour ne pas attraper des maladies. L’eau du fleuve n’est pas consommable. Les riverains s’y baignent, font la lessive et que sais-je encore… »</strong></em>, Justifie-t-elle. Il en ressort que la vulnérabilité des filles et des femmes s’accroissent et les inégalités persistent lorsqu’elles n’ont pas accès de façon aisée à certaines ressources indispensables pour subvenir à leurs besoins. Une évidence que CARE met en exergue dans le résumé du <em>Rapport Evicted by Climate Change</em>, publié en juillet 2022. L’institution souligne que les impacts du changement climatique diffèrent en fonction du sexe des individus : <strong><em>« Les femmes et les filles sont plus vulnérables… car, dans les pays pauvres, elles assurent la plus grande partie de l’agriculture de subsistance et de l’approvisionnement de leur foyer en nourriture, eau et combustible de plus en plus rares à cause du changement climatique ».</em></strong></p>



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<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="443" height="591" src="https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2022/06/IMG_20220531_180040_116.jpg?resize=443%2C591&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3211" srcset="https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2022/06/IMG_20220531_180040_116.jpg?w=443&amp;ssl=1 443w, https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2022/06/IMG_20220531_180040_116.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w" sizes="auto, (max-width: 443px) 100vw, 443px" /><figcaption><strong><em>La petite Yésidath du retour du puits</em></strong></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le bétail à la recherche d’eau et d’herbe</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">De l’eau et de l’herbe&nbsp;: deux éléments indispensables à la survie du bétail et qui se font rare à en période d’aridité. Dans notre randonnée à Karimama, nous avons fait la connaissance de Youssif, bouvier, menant le troupeau de son père et de ses oncles au pâturage. Las, après plusieurs kilomètres de promenades, il laisse les animaux à leur propre sort. Ces derniers, habitués à la débrouillardise, vont çà et là pour brouter, voire se contenter de quelques herbes tant les champs sont vides et les feuilles desséchées. Il se décide à laisser échapper quelque mots afin qu’on ne perturbe pas longtemps sa pause: «&nbsp;C’est toujours ainsi à Karimama. La pluie ne tombe jamais à temps. Rien n’est facile. Ni pour les hommes encore moins pour les animaux&nbsp;». Agroclimatologue, Dr Awo Sourou Malikiyou, explique qu’en matière de changement climatique, l’eau constitue le premier secteur de vulnérabilité puisqu’elle est au cœur de tout. Elle est source de vie. Et quand la chaleur s’intensifie, les eaux s&rsquo;assèchent mettant à mal les activités des hommes et la survie des animaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dosso Ali Amadou, Chef  Village de Mamassy-Peulh, rencontré dans le plus grand camp peuhl du Bénin, évoque le désarroi des éleveurs quand les précipitations se font rares et que le fleuve Niger commence à s’assécher: « C’est un drame parce qu’il faut que les hommes trouve l’eau en quantité suffisance avant de penser aux animaux. Nous sommes les plus défavorisés quelques soient les péripéties». Une situation qui exacerbe parfois les conflits entre éleveurs et agriculteurs créant des crises communautaires, terreaux fertiles à la menace terroriste.  C’est donc à juste titre que Margareta Wahlstrom, Secrétaire Générale Adjointe aux affaires humanitaires  aux Nations-Unies, dans une chronique intitulée : <em>Avant qu’’une autre catastrophe ne surviennent : l’impact humanitaire du changement climatique</em>, publié sur le site UN.ORG, rappelle que  <strong><em>« la diminution des ressources de base, notamment l’eau, pourrait exacerber les tensions entre les groupes ethniques, les pays et les régions, intensifiant  la compétition pour exploiter d’autres environnements et d’autres ressources ».</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Photo&nbsp;: </strong><strong>un troupeau livré à la débrouillardise</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les agriculteurs aussi dans l’attente…</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Des champs, à perte de vue déjà débroussaillés, attendant les gouttes de pluie, nous en avons sillonné à Karimama. Les producteurs s’impatientent. Impuissants, ils tournent et retournent le pouce à longueur de journée guettant le moindre signe, le moindre nuage qui se profile. Mais les signes annonciateurs ne durent jamais et l’attente devient longue. «&nbsp;Les graines à mettre en terre et les pépinières sont disponibles. Tout est fin prêt pour qu’on emblave nos terres.&nbsp; Vivement la pluie&nbsp;», Lâche un producteur de riz, visiblement agacé par cette attente interminable. Le Dr Koudérin Lucie, agroclimatologue et spécialiste en sécurité alimentaire souligne de ce fait que les différentes transformations liées au climat observées au fil des ans ont de graves conséquences sur le secteur agricole. Ces changements se traduisent par une augmentation de la température, une instabilité des précipitations, occasionnant inondations, sécheresse d’une région à une autre. L’eau étant important pour l’agriculture, son abondance ou son insuffisance met en difficulté les productions. Il est ainsi constaté, les mauvaises récoltes, la faiblesse&nbsp; des rendements causé par l’insuffisance ou l’absence des précipitations adéquates et de températures appropriées. «&nbsp;La raréfaction et l’entrave à l’accès à l’eau douce est un effet direct sur l’eau qui était déjà inégalement répartie. Elle devient alors insuffisante voir indisponible pendant certaines période dans certaines zones&nbsp;». Cette situation est justement observée au bénin, notamment l’augmentation de la température, ce qui affecte les rendements agricoles&nbsp;», précise l’experte.&nbsp;</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="750" height="563" src="https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2022/06/IMG_20220531_123814_345-2.jpg?resize=750%2C563&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3213" srcset="https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2022/06/IMG_20220531_123814_345-2.jpg?resize=1024%2C768&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2022/06/IMG_20220531_123814_345-2.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2022/06/IMG_20220531_123814_345-2.jpg?resize=768%2C576&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2022/06/IMG_20220531_123814_345-2.jpg?resize=1536%2C1152&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2022/06/IMG_20220531_123814_345-2.jpg?resize=160%2C120&amp;ssl=1 160w, https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2022/06/IMG_20220531_123814_345-2.jpg?w=1672&amp;ssl=1 1672w" sizes="auto, (max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption><strong><em>Des champs de mil déblayés en attendant la pluie</em></strong></figcaption></figure>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rendre Karimama Résiliente…</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La gestion durable des terres s’impose à Karimama. Et l’irrigation en saison sèche est la seule porte de sortie pour les agriculteurs qui doivent désormais envisager l’agriculture intermédiaire. <em><strong>« La création  des retenues d’eaux  pour la saison semi-sèche doit être une réalité afin d’alléger les peines des populations surtout des éleveurs et producteurs qui ont besoin de point d’eau », </strong></em>recommande Clément Kotan, Directeur Général de l’Unité de Protection de l’Environnement (UPE). Des propositions appuyées par le Dr Koudérin Lucie, spécialiste en Sécurité Alimentaire qui estime pour sa part qu’il faille aider  les producteurs à développer des stratégies adéquates à travers le changement des calendriers agricoles tenant  compte de la variation des précipitations et le développement des pratiques agricoles de contre saison.  Même si certains producteurs sont déjà dans cette perspective et s’organisent progressivement, il leur faut plus de moyens et des mesures d’accompagnement pour l’étendre à leurs pairs.  Dr Hermann A. PLAGBETO<strong>, </strong>Environnementaliste<strong>, </strong>Spécialiste en Systèmes d’Information Géographiques (SIG), Télédétection et Cartographie appliqué à la gestion de l’environnement souligne également l’urgence d’agir.<em><strong> « Quand on parle de changement climatique, c’est tout un équilibre qui est perturbé et ce sont des phénomènes qui concernent la planète entière».</strong></em> Il préconise des projets d’aménagement forestières pour soulager un tant soit peu cette communauté qui subit de plein fouet les affres des crises climatiques. Une profonde réflexion sur les portes de sortie durable doit être menée aussi bien par les autorités locales qu’étatiques en lien avec des Partenaires Techniques et Financiers au regard du potentiel touristique que représente Karimama qui abrite le Parc W.</p>



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<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2022/06/IMG_20220601_094531_618.jpg?resize=750%2C562&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3214" width="750" height="562" srcset="https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2022/06/IMG_20220601_094531_618.jpg?w=591&amp;ssl=1 591w, https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2022/06/IMG_20220601_094531_618.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/lepouce.info/wp-content/uploads/2022/06/IMG_20220601_094531_618.jpg?resize=160%2C120&amp;ssl=1 160w" sizes="auto, (max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption><em><strong>l’hôtel de ville de Karimama</strong></em></figcaption></figure>
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		<title>Inclusion des filles par le numérique au Bénin : Des actions durables pour réduire les inégalités sociales</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Dorice Djeton]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 May 2022 23:05:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education aux médias]]></category>
		<category><![CDATA["Gamessou"]]></category>
		<category><![CDATA[Gloria Saturine LAKOUSSAN]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le numérique, identifié comme étant la quatrième révolution industrielle, est un pilier de transformation aussi bien individuel que collectif. Dans&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le numérique, identifié comme étant la quatrième révolution industrielle, est un pilier de transformation aussi bien individuel que collectif. Dans cette ère de mutations profondes, le Bénin à l’instar des pays en développement fait des progrès avec l’appui aussi bien des  Partenaires techniques  et financiers, du secteur privé mais aussi des Organisations non gouvernementale pour asseoir une société connectée et technologique. Mais la réalité en matière d’inclusion des jeunes notamment des filles laissent entrevoir des inégalités qui persistent malgré les efforts déployés. Un constat qui interpelle tous les acteurs de cet écosystème sur les leviers à actionner pour « ne laisser personne de côté »en l’occurrence les filles.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dorice DJETON GOUDOU</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">« Gamessou »,  qui signifie : il est l&rsquo;heure, il est temps.   C’est le nom que Gloria Saturine LAKOUSSAN, a donné à son blog.  <strong><em> « « Gamessou », parce qu’il est temps pour les filles de se faire entendre afin de participer pleinement à l’édification d’une société où leur voix compte, il est temps pour les filles d’agir pour leur bien-être»,</em></strong> explique la jeune Bloggueuse. Psychologue de formation, Gloria dispose d’un blog grâce à l’initiative « Blogguer pour  les droits des filles »lancée dans le cadre de la campagne <strong><em>« Aux Filles l&rsquo;Egalité »</em></strong> par Plan International Bénin. L’enthousiasme avec lequel,elle   partage l’expérience qu’elle a acquise grâce à ce projet,  montre à suffisance l’impact et le déclic que cela a créé en elle.  <em><strong>« Le blog me permet de traiter des sujets qui me passionnent, de partager avec ma communauté en ligne ma position sur les thématiques telles que l&rsquo;inclusion du genre, l&rsquo;égalité  des sexes, l&rsquo;éducation des filles et des  enfants. La particularité d’un blog est qu’il permet d&rsquo;atteindre  des milliers de personnes au-delà du cadre de vie immédiat. Cette plateforme donne une certaine  ouverture sur le monde», </strong></em> confie-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"> Comme cette jeune fille, beaucoup d’autres ont vu leurs capacités renforcées et  ont pu prendre leur envol grâce aux actions de Plan International Bénin. Nous pouvons évoquer le cas de Chanceline MEVOWANOU, activiste pour la promotion des droits des  filles et des femmes, Cynthia HEDJI, Rédactrice Web qui tient le blog <strong><em>« Mum et celibataire »</em></strong> afin de montrer à la société qu’être  mère célibataire ne doit pas freiner les femmes encore moins les filles dans l’accomplissement de leurs rêves. Florida HOUNNOU, animatrice communautaire, pour avoir travaillé sur la campagne « Aux filles l’égalité » dans  le département de l’Ouémé s’estime chanceuse : <strong><em>«Cette expérience  m’a permis de renforcer  mes capacités et de mieux cerner  la notion d’égalité entre fille et garçon afin de mieux lutter contre les discriminations ». </em></strong>C’est dire qu’au Bénin, il existe des actions en faveur de l’inclusion numérique pour  propulser les filles à concrétiser leurs rêves. Et parmi  les acteurs, Plan International Bénin s’illustre  et se positionne aussi bien en milieu urbain que rural. Mais à côté de ces expériences heureuses, d’autres filles aux quatre coins du pays attendent et espèrent certainement des actions en leur faveur.  C’est le cas par exemple  de Bernice A., élève en classe de troisième et âgée de 15 ans. Nous l’avons rencontré à Abomey-Calavi, l’une des communes à statut particulier du Bénin. Elle a laissé entendre : <strong><em>« J’ai souhaité pendant les vacances dernières me faire former en informatique de base et découvrir si possible  les métiers du numérique mais je n’ai pas pu le réaliser faute de moyen ou d’opportunité. J’espère y arriver sous peu ».</em></strong> Un témoignage qui confirme que des efforts restent à fournir pour l’accès des filles au numérique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’inclusion numérique en question</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand on regarde la stratégie nationale française qui est spécifique à l&rsquo;inclusion numérique, elle vise à revoir l&rsquo;accompagnement vers l&rsquo;autonomisation des personnes en difficulté, pour les outiller à soutenir le déploiement d&rsquo;action locale afin de leur permettre d&rsquo;avoir l&rsquo;efficacité nécessaire pour intégrer l&rsquo;environnement numérique. Kossi AMESSINOU, Docteur en Sciences de l’Information et de la Communication et Gestionnaire de projets numériques territoriaux, &nbsp;explique&nbsp;: «&nbsp;Quand on se réfère aux &nbsp;travauxscientifiques, déjà en 2005, le groupe d&rsquo;experts de l’Union Européenne sur la question de l&rsquo;inclusion numérique, observait l&rsquo;inclusion numérique comme une E-Inclusion et l’a définit comme étant l&rsquo;inclusion sociale et économique dans une société de la connaissance. Alors que le Conseil National du Numérique en France par exemple voit l&rsquo;inclusion numérique comme une inclusion sociale dans la société et une inclusion dans l&rsquo;économie&nbsp;». Nous sommes donc en présence de deux éléments quand on évoque cette notion. &nbsp;Il s’agit de la nécessité de réduire les inégalités qui existent et de favoriser les inclusions sociales en utilisant le numérique comme étant le canal ou un outil. &nbsp;Selon l’UNESCO, la&nbsp; surveillance accrue, l’exploitation et le profilage des données, le biais algorithmique et la prise automatisée de décisions sont autant d’enjeux qui représentent de nouveaux risques pour les droits à la vie privée et la non-discrimination. En outre, le fossé qui existe au sein même des pays et entre eux en matière de compétences numériques et d’accessibilité accroît les inégalités sociales, économiques et de genre, existantes. &nbsp;Et quand on se tourne vers les filles, ce fossé se creuse davantage alors que les technologies numériques et l’innovation sont de plus en plus essentielles au développement humain et à l’édification de sociétés du savoir inclusives.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’inclusion numérique, un défi multisectoriel…</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’éducation, le Génie Logiciel, l’Intelligence Artificielle, la robotique, la greentech, la fintech constituent autant de secteurs d’activité dans lesquels il faudra investir pour l’inclusion numérique des filles selon Rachael Orumor, entrepreneuse technologique, ingénieur en développement de logiciel et fondatrice de Fem Coders Robotics. Depuis l’avènement du gouvernement de la Rupture, le  Bénin affiche fièrement ses ambitions en matière d’économie numérique avec pour  ambition <strong><em>« d’utiliser les TICs comme catalyseur de dynamique économique et de modernisation du Bénin pour l’accélération de la croissance économique et l’inclusion sociale ».</em></strong>  L’enjeu à moyen terme étant de faire du pays, une plateforme de services numériques pour toute l’Afrique de l’Ouest. Mais les efforts pour l’inclusion numérique à l’endroit des filles restent mitigés.  En effet, l&rsquo;inclusion numérique vient comme un outil d&rsquo;accompagnement de la dynamique d&rsquo;un gouvernement, du secteur privé, de la société civile à faire en sorte que le numérique soit un outil d&rsquo;accès au savoir pour tous les besoins de  la fille. Ainsi, pour contribuer à réduire des inégalités sociales, avant même qu&rsquo;on aborde la notion d&rsquo;inclusion numérique au sens formel du thème,  il faut penser  à l’inclusion énergétique, estime le président  de l’ONG  ‘’Women be free’’, qui œuvre pour l’inclusion numérique et  la promotion des technologies au profit des femmes et des filles. Pour Dr Kossi  AMESSINOU, il faut que la disponibilité de l’énergie soit une réalité avant d&rsquo;envisager la disponibilité de la technologie en elle-même. <strong><em>« Si on n’a pas d&rsquo;énergie dans un environnement, il n&rsquo;est pas évident d&rsquo;avoir l&rsquo;inclusion technologique, ni  l&rsquo;inclusion numérique au sens restreint, encore moins  l&rsquo;inclusion monétaire. Et donc si on croit nécessaire de  s’appesantir sur le numérique  pour qu&rsquo;il y est réduction des inégalités sociales, nous devions nous garder dans une posture d&rsquo;accompagnement et travailler sur plusieurs plans ».</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les leviers à actionner…</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En matière d’inclusion numérique en faveur des filles au Bénin, une synergie d’action s’impose au regard des disparités.  Et les responsabilités incombent à toutes les structures qui se sentent concernées. Vivien ASSANGBE WOTTO, Président du Forum de la Gouvernance de l’Internet (FGI), rappelle le rôle  et l&rsquo;accompagnement des décideurs et gouvernants à une éducation des filles à l&rsquo;usage et outils  numériques à la base. Il précise qu’<strong><em>« Il faut des actions concertées avec l’implication des pouvoirs politiques à travers la sensibilisation des filles sur les biens et méfaits du numérique, l’orientation de la formation académique et universitaire  sur le système numérique, de la mise en place d’un système de challenge pour évaluer le niveau des femmes afin qu’elles servent de modèles et inspirer les filles ».</em></strong> La fondatrice de  FemCodersRobotics,   décline les leviers à actionner par les pouvoirs publiques comme suit : rendre disponible l’accès à internet et ses ressources essentielles aux ONG et aux structures  promouvant l&rsquo;éducation des filles, lancer les campagnes de sensibilisation sur l&rsquo;importance de l&rsquo;inclusion des filles et des femmes dans le secteur numérique. Elle recommande aussi de disposer d’indicateurs adaptés à l’état actuel des sociétés numériques et des nouveaux objectifs d’e-inclusion des filles. L’entrepreneuse technologique conseille pour finir de s’appuyer sur le numérique pour renforcer le pouvoir d’action des femmes et des filles comme par exemple les applications sur le droit des femmes, des filles et des enfants et créer des lois qui favorisent l&rsquo;entreprenariat dans le secteur numérique par des filles et femmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Ariane ADJOLOHOUN, Technicienne Supérieure de l’action sociale et spécialiste des questions de genre,  une fille qui est au contact du numérique judicieusement utilisé peut apprendre énormément de choses. <strong><em>« Déjà sur le plan scolaire, elle peut facilement effectuer des recherches. Le numérique étant un véritable outil d’acquisition de connaissance technique mais également d’ouverture sur le monde. Je reste convaincue que le numérique à la portée d&rsquo;une fille de nos jours, c&rsquo;est la possibilité pour elle de faire naître et de faire accroître son leadership. A travers  cette technologie, elle a accès à des informations qui fouettent son  désir de grandir, d’accomplir ses rêves »,</em></strong> souligne t-elle. </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Docteur Kossi AMESSINOU pour sa part pense qu’il faut  donner en priorité la chance à la fille d&rsquo;aller à l&rsquo;école dans un environnement où l&rsquo;énergie est disponible. Quand elle est disponible et que la gent féminine à la chance d&rsquo;avoir accès à un  téléphone intelligent à défaut d&rsquo;avoir un ordinateur, elle peut faire des recherches pour améliorer son niveau de savoir sur la base des informations initiales qui sont données par l&rsquo;enseignant aussi bien au primaire, au secondaire qu&rsquo;à l&rsquo;Université.  <strong><em>«N&rsquo;oublions pas que nous sommes dans la société du savoir qui implique la disponibilité des données exploitables  pour tous les usages. Et c&rsquo;est à cette seule condition que nous pouvons décupler le potentiel des filles»,</em></strong> martèle Dr AMESSINOU. Cependant, il faudra que l&rsquo;on prenne garde à ce que le numérique soit utilisé à bon escient car qui dit connaissance dit aussi mauvaise information et pratiques déviantes.Il revient donc aux parents de jouer également leur partition en veillant à ce que les filles puissent utiliser de façon positive le numérique.</p>
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		<title>Terrorisme au Nord du Bénin : enjeux et défis pour la prise en compte des besoins spécifiques des femmes de Karimama</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Dorice Djeton]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Apr 2022 14:19:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[With women]]></category>
		<category><![CDATA[femme et développement]]></category>
		<category><![CDATA[lutte contre le terrorisme]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cet article intitulé : ‘Lutte contre la menace terroriste au Nord du Bénin&nbsp;: enjeux et défis pour la prise en compte des besoins spécifiques des femmes de Karimama’’, nous a permis d’analyser les facteurs de vulnérabilités et les défis à relever pour la prise en compte des besoins essentiels des femmes dans la lutte contre la menace terroriste à Karimama, l’une des communes les plus enclavées du Bénin.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br /><strong>Par Dorice DJETON, Experte genre, médias et communication/ Assistante de Recherche Femmes, Paix et sécurité</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Télécharger l&rsquo;intégralité de l&rsquo;article ici&#8230;</em></strong></p>



<div class="wp-block-file"><a href="https://lepouce.info/wp-content/uploads/2025/09/ExtrC3A9mismeviolentetbesoinsdesfemmes28429_Phoenix.pdf">ExtrC3A9mismeviolentetbesoinsdesfemmes (4)_Phoenix</a><a href="https://lepouce.info/wp-content/uploads/2025/09/ExtrC3A9mismeviolentetbesoinsdesfemmes28429_Phoenix.pdf" class="wp-block-file__button wp-element-button" download>Télécharger</a></div>



<div class="wp-block-file"></div>
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